... Il était seul dans sa voiture, celle ci était placée de queue de train. Il y avait peut-être d'autres personnes dans d'autres wagons, peu lui importait. Il faisait chaud dans cette longue pièce noire et rouge; et le bruit inchangeant du train vite devenu habituel lui parut banal. Il ne faisait attention à rien, et assis sur son siège moelleux et confortable en tissu rayé, il se laissait bercer par les petits mouvements irréguliers que créait le train en avançant sur les rails. Il était seul et lisait son journal. Il faisait nuit dehors, mais la lumière artificielle des lampes lui suffisaient pour feuilleter son canard. Il arrivait à la page des sports, quand soudain toutes les lumières s'éteignirent... ce n'était pas anormal, cela arrive de temps en temps, il patienta donc un peu, et les lumières se rallumèrent. Il recommença donc à lire, mais son journal n'était plus ouvert à la page des sports... il y avait le cahier des faire-parts de décès. Intrigué, il retourna donc à la page des sports, qu'il lisait avant. L'olympique Lyonnais avait concédé un match nul sur sa pelouse face au RC Barcelone... dommage, il aurait bien souhaité une victoire des Lyonnais... La lumière disparut à nouveau. Légèrement agacé, il attendit à nouveau un peu, et comme la première fois, les néons blanchâtres se rallumèrent. Il repris donc sa lecture, mais il ne tenait à nouveau plus dans les mains la page des sports, mais celle des décès... Il tourna vivement la page, mais quelque chose retenu son attention... son nom était écrit dans le faire-part. Il relu lettre après lettre les caractères imprimés noir sur blanc. Il ne se trompait pas, c'était son nom. Légèrement tendu, il se disait que ça devait être quelqu'un d'autre, qui portait le même nom que lui, c'était possible après tout. Il ne tourna pas la page, il continuait à lire les autres noms, car quelque chose lui échappait. Mais la lumière s'éteignit encore une fois... il avait peur... il en avait honte de lui-même mais il avait peur. Machinalement, il se retourna mais ne vit personne (normal il faisait noir ouahahaha) (euh bref, oui on continue). Il avait les yeux dirigés vers son journal, qu'il apercevait à la faible lueur des villes lointaines qui traversaient sa vitre. Le train noir commençait à longer une route, et s'approchait des lampadaires. Il y avait quelque chose d'écrit dans son journal, à la main. Il essaya tant bien que mal de deviner les caractères, qui devenaient de plus en plus visible à la lumière orangée. Il y avait son nom entouré, avec écrit au feutre noir "C'est toi!" Il n'eut pas le temps de réfléchir davantage, il senti comme un choc dans son cou, puis pendant un instant eut l'impression de voir un éclair d'une luminosité intense. Puis plus rien.
En gare de Saint-Louis, le contrôleur expliquait aux policiers à côté du train immobilisé qu'il allait contrôler les personnes de cette voiture lorsqu'il entra et vit la tête de cet homme gisant dans une mare de sang sur la moquette rouge. Il faisait froid en cette nuit de février, et il pleuvait.
Nouveau court-métrage 2b2s, réalisé en un après-midi.
Synopsis: En pleine nuit, le bonhomme (NDLR: vous savez à quel point c'est chiant de donner un nom à un personnage?)se réveille, la gorge sèche. Il se lève donc, pour aller se désaltérer. Au petit matin, il se lève pour prendre son petit déjeuner, sans se douter du sort qui l'attend... Le bonhomme: Antoine Le tueur(oh m*rde! maintenant on sait qu'il va tuer!) Gautier Scénario: Anthony Caméra: Anthony, Gautier Montage: Anthony
Soyezindulgent, c'est un court métrage réaliséen une après-midi,etquin'apaspour butde concourirau festival deCannes^^C'estpour s'amuser